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L'axe de travail

« Le sexe est un commencement, et non une fin. Mais si vous ratez le commencement, vous raterez aussi la fin »
Osho Rajneesh

J'expose ici la démarche qui me guide dans l'accompagnement des groupes.
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A la rencontre de moi-même par le Tantra

Je vous invite à regarder le travail effectué dans les stages de Tantra comme une rencontre avec nous-même, aux endroits les plus proches de notre vraie nature, de notre Etre profond.
L'énergie tapie dans les endroits difficiles ou non reconnus est alors invitée à jaillir et à éclairer les situations bloquées, confuses, ou ambiguës dans notre vie.
Cette énergie est alors porteuse de jubilation, de joie, d'un regard vivant sur le monde... La vision du Tantra est en marche...

Les objectifs du groupe

« S'il y a une harmonie entre votre vie intérieure et votre vie extérieure, alors, à chaque instant une douce mélodie résonnera en vous, comme les cloches d'un temple. Comme lorsque vous vous approchez d'une rivière et qu'une brise fraîche vous effleure, ainsi une fraîcheur descend sur vous dès que votre vie intérieure et votre vie extérieure sont en harmonie. Tout comme le parfum des fleurs vous environne quand vous vous approchez d'un jardin, quand vous êtes en harmonie, un parfum indescriptible s'élève en vous. Ce n'est pas la peine d'aller interroger qui que ce soit. Le critère qui vous indique que votre vie avance sur le droit chemin ou non est en vous. Comment quelqu'un d'autre pourrait-il en décider pour vous ? Personne ne peut le faire. »
« Nous sommes arrivés au monde les mains vides. Nous repartirons les mains vides. Qu'avons nous à perdre ? Flambons tout ! »
Osho Rajneesh (maître indien qui a favorisé l'introduction des techniques du Tantra en Occident)

Identifier mes luttes intérieures

Mes luttes intérieures consomment une partie importante de mon énergie vitale. Pour les abandonner, il me faut d’abord les identifier, mettre de la conscience sur elles. Par exemple : J’ai du désir pour toi. Mais comme :

Je n’autorise pas, je ne reconnais pas l’expression intérieure ou extérieure de ce désir. Le conflit est représenté par la lutte intérieure entre je désire / je n’autorise pas. L'énergie qui subsiste me permet le plus souvent de « vivoter » plus qu’autre chose. La voie du Tantra m’invite à mettre de la conscience sur tout ce qui limite mon énergie (peurs, conditionnements, jugements, attentes, etc…) dans le domaine de la sexualité comme dans les autres domaines.

Le contexte de la sexualité

La sexualité dans notre culture occidentale est souvent marquée par les tabous, les peurs, les conditionnements et les non-dits.
Elle n'est pas libre, elle est entravée, limitée. Selon moi, cette énergie qui ne demande qu'à circuler est la racine de notre vitalité et de l'expansion de notre être.
Si je laisse la peur dans cette zone grignoter mon potentiel de vie, ma croissance peut être longue et difficile.

L’axe de travail

L’énergie sexuelle est une énergie très puissante, et l’autoriser sans jugement est un facteur d’expansion important de notre potentiel de vie.
Lorsque cette énergie a le champ libre, elle peut circuler de manière fluide dans mon corps, atteindre et activer les autres plans de mon être : cœur et conscience.
L’axe de travail du groupe consiste à libérer autant que possible mon énergie sexuelle, point de départ de mon potentiel de vie. La rencontre avec moi-même dans mes autres plans est grandement facilitée lorsque mon énergie est fluide.
Je propose de mettre de la conscience sur les peurs et les limitations qui ont leur siège dans la sexualité. Cela se fait par l'intermédiaire de pratiques dans lesquelles nous habitons notre énergie sexuelle de manière consciente et portons la vigilance sur l'émergence des peurs.
Regarder sa peur en face, c'est grandir un peu…
Il s’agit d'être à l'écoute, d'autoriser et de vivre ce qui est possible dans le domaine de la sexualité, tout en respectant le cadre. Le cadre me procure un espace de non jugement et de sécurité. Le défi, ce que j’autorise et ce que j’interdis, n'existe pas alors vis-à-vis de l'autre, mais de moi-même.

Les temps de parole

Une partie importante du travail proposé est représentée par les temps de parole. En partageant les expériences vécues, en prenant le risque de nommer mes sensations, mes ressentis, je peux mieux comprendre où j’en suis dans mon rapport au désir, à mes peurs, à moi-même. De même que l’expérience peut m’ouvrir à de nouveaux aspects de moi-même, la parole se révèle libératrice si je peux prendre le risque de me montrer et de me dire avec authenticité.
Le temps de parole est un moment pour apprendre à accompagner tout ce qui agit en moi. Il s’agit d’apprendre à observer ce qui m’anime et comment je peux « ETRE AVEC ». Toute l’essence du Tantra est résumée dans ces deux mots.

Activer l’énergie

Notre énergie se trouve souvent dans un état latent, « endormi ». Je propose un travail d’activation de celle-ci sous différentes formes : danses, musiques, percussions, respiration, souffle, mouvement du corps, massage, sensualité, partage de parole, témoignage, exploration des polarités masculine et féminine, méditation et recentrage. Selon le moment, nous serons amenés à travailler seuls, à deux, en petits groupes, en groupes d’hommes et de femmes ou en grand groupe.

Travailler avec le désir

Si j'essaie de décrire l’expression de mon énergie sexuelle, le mot le plus adéquat est peut-être le «désir», un élan, une envie non réfléchie, immédiate.
Je propose de vivre le désir dans le cadre du groupe avec le moins possible d’objectif, dans le moment présent. Juste autoriser la manifestation libre de mon énergie sexuelle et vitale (dans les limites du cadre, cependant).
Que faire de ce désir une fois rencontré, est-ce qu'il ne va pas m'encombrer ? Projeter d’en faire quelque chose est l’origine de la souffrance qui en résulte. Il n'y a RIEN à en faire, juste « ETRE AVEC » dans le moment présent, le goûter, le savourer. Il se révèle encombrant si je le «pose» sur quelqu'un, si je veux aboutir quelque part. Puis-je faire l'expérience du désir vivant en moi, sans personne pour le recevoir ? La personne qui est en face sert de déclencheur, c'est elle qui allume la mèche de ma propre énergie. Une fois le processus démarré, l'expérience vivante du désir se manifeste en moi.
Il est possible que l'autre fasse exactement la même expérience que moi. J’allume sa mèche, et laisse le reste se faire en l'autre, sans désir d'interférer.
Vivre le désir est une expérience essentiellement contemplative. Il y a très peu à faire, sinon faire confiance au corps qui connaît de lui-même la marche à suivre. J’entre dans la danse du corps, je suis ses consignes. Je le laisse m’animer ! Je sens ce bouillonnement monter du ventre et se propager dans tout mon corps. Il amène avec lui beaucoup de joie. Notre nature profonde est joyeuse, et respecter l'expression de notre énergie sexuelle permet à la joie de transparaître à nouveau à travers nous.

Identifier les attentes

Cette expérience du désir dans l'instant et sans attente ne peut pas me frustrer. De quoi pourrais-je être frustré si je n'attends rien ? Si j’en sors frustré, je peux voir toutes les attentes que j’y ai mises. Avec un regard doux cependant, car elles sont souvent le fruit de nombreux conditionnements, et en faire le deuil n'est pas immédiat, c'est un processus. Il s’agit plutôt de regarder lesquelles peuvent être relaxées, et lesquelles sont plus tenaces.
Ce désir incarné, sans objectif, fait de moi quelqu'un de plus vivant. Il m’anime. Il fait briller mes yeux et circuler l'énergie dans tout mon corps. Si le mental essaie de s'interposer, de calculer, d'élaborer des plans, une petite phrase intérieure a le pouvoir de le désarmer : « Il n'y a pas d'enjeu ». Cette règle du jeu est celle qui me ramène au centre.

L’expérience de l’intimité

Dans l’intimité avec l’autre, telle que la propose ce groupe, il n’y a ni enjeu, ni engagement. Nous expérimentons dans un cadre sécurisé que les conditions de cette intimité n’ont pas d’autre but que de nous rencontrer individuellement. C’est un espace d’autorisation.

L’espace du cœur

C’est aussi un espace de cœur, car le cœur est activé dès que l’énergie n’est plus bloquée au premier niveau. Je peux laisser le cœur s’exprimer de multiples manières. Prendre une personne dans ses bras veut dire : « mon cœur est ouvert et j’ai envie de partager cela avec toi ». C’est un comportement dénué de calcul, comme le désir, immédiat.
Si je me dis : « si je prends cette personne dans mes bras, elle va penser que… », ou « je vais ensuite pouvoir… », alors ce n’est plus dans le cœur que cela se passe, mais dans la tête. Si je peux prendre l’autre dans mes bras sans rien lui demander en retour, si sa simple présence me comble, alors je peux dire que c’est mon cœur qui s’exprime. Je peux offrir toute ma tendresse sans représenter une menace pour l’autre.

Le cadre du groupe

Pour pouvoir prendre le risque de m’exposer, d’être vulnérable dans certaines situations, d’être face à moi-même, il me faut un cadre qui me procure toute la sécurité dont j’ai besoin. Il me faut la garantie que le risque que je prends n’existe que vis-à-vis de moi-même, et non vis-à-vis des autres participants. Il me faut aussi un espace d’autorisation, c’est-à-dire de non jugement, dans lequel je peux me sentir libre d’agir comme je le souhaite. Un espace qui m’incite à m’accorder davantage d’autorisations que je ne le ferais au dehors.

Hors du groupe

Qu’est-ce qui peut subsister de cette expérience ? Puis-je continuer à autoriser et laisser circuler en moi cette nouvelle énergie rencontrée ?
Par exemple, je vois dans la rue un homme ou une femme qui me plaît. Dans un premier temps, je RECONNAIS en moi-même qu’il ou elle me plait, quoiqu’en dise mon mental. En d’autres termes, j’autorise ou je prends la responsabilité de mon désir. Je peux juste simplement me réjouir de ce désir, qui manifeste la circulation de mon énergie sexuelle et vitale. Dans un second temps, selon ce qui est possible pour moi et l’autre, je peux mettre cette énergie dans le regard, dans un sourire, dans un contact, tout en continuant d’en prendre la responsabilité.

Le travail en couple

Les stages couples sont proposés à des couples établis ou récents, vivant ensemble ou pas. Ce qui importe, c'est la volonté d'exploration de l'intimité du couple et l'intention de se donner ces rendez-vous pour être disponible à l'autre et au couple.

L'axe des stages couples

Les stages Tantra pour Couples visent à approfondir la qualité et la richesse relationnelle du couple à travers l'exploration de l'intimité.
Lors des stages Couples, nous abordons selon la vision du Tantra des thèmes importants dans la vie du couple :

Ces thèmes et d'autres seront abordés à travers une série de pratiques verbales ou corporelles, en couple, en groupes d'hommes et de femmes, ou encore par la danse ou le jeu.

Il n'y a pas d'acte sexuel dans le groupe.

Au sein d'un stage, les pratiques se font en couple. Cependant certaines peuvent être proposées en groupe femmes et groupe hommes séparés afin d’explorer les spécificités de chaque polarité.

Trois directions motivent ce travail :

Les forces les plus puissantes qui nous animent se révèlent dans toute leur ampleur dans la relation amoureuse et sexuelle. Elles se jouent en direct dans notre couple. Pouvoir les explorer en couple, c’est l’opportunité de les identifier, de les reconnaître, et d’en prendre la responsabilité.

Faire le lien avec le sacré

En abordant le Tantra de cette manière, il me faut désapprendre que le sexe est laid, sale, ou honteux. Il existe une autre sexualité que celle qui nous a été inculquée. Il est une sexualité sacrée, porteuse de notre mystère, de notre grandeur. Elle nous remet en lien avec le Divin, celui dont nous sommes faits. C'est celle-ci que je souhaite aborder.