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Référence de l'enregistrement audio: 999
Catégorie : chroniques
Déposé le : 08-11-2020
Par : essentiel Durée: 15'
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Savent-ils souffrir


Aux yeux du monde l’humanité devient inséparable d’une maladie virale. On finira par entendre dire : le virus c’est vous. Vous êtes un virus, toi mon prochain, qui me rappelle que je le suis, en germes. Réaliser sans y penser que l’humain est un monstre. Le virus de la peur est une monstration de notre côté obscur. Un intouchable qu’on met à distance, à qui l’on ne parle plus, un pestiféré, l’angle mort de la déclaration des droits de l’inhumain. Garde ta muselière ou on t’enferme avec un masque de fer. La menace fantôme.

Il faut donc muter, ou mourir. Les papes de la technoscience ont l’idée et les moyens de faire muter l’humain en cyborg, l’humain 2.0, c’est le nouveau paradigme des laboratoires scientifiques conquit à l’idée de changer de monde, et de monstres, arborant leur religion de la transgression des lois naturelles. L’homme augmenté par la science hypermentale. Vaccins forcés, antennes brûlantes, drones de contrôles, procréation assistée, virtualisation des relations, éradication des espèces naturelles, la mort en marche. Beaucoup iront quémander des puces et des nouveaux moyens d’être comme des chiens, domestiqués, domptés, à quatre pattes, afin d’avoir à se sentir en sécurité, pour avoir son patté à bouffer, avant d’aller dormir sans hurler à la lune.

Nous ne pouvons plus vivre et respirer, nos enfants seront vaccinés dès la naissance, nos vieux tués parce qu’ils sont inutiles aux jouisseurs du pouvoir, et le reste du bétail sera forcé à travailler pour se payer des médicaments et des loisirs non-essentiels, pensant qu’un jour ils pourront vivre. L’autre face du ressentiment c’est la distraction, pour oublier qu’il faut aller à l’usine des esclaves. L’essentiel est en jeu et en joug. Vous êtes le monde et le monde c’est vous, celui qui ment, celle qui meurt, ceux qui se sauvent, ceux qui regardent, c’est toi. En principe et en vérité il n’y que Cela, l’unité indivisible du vivant en expansion sans fin, Un point c’est Tout.

La terre met en défi le ciel, nos spiritualités nous ont-elles fait voir et éprouver que la haine aussi c’est moi, que l’amour doit se prouver face à la souffrance globale, le mensonge c’est moi, que la vérité doit s’imposer face au faux, le pire c’est nous, que le meilleur doit être manifeste pour avoir droit au chapitre dans le livre du vivant en fin de cycle. Ou bien continuons-nous à accuser sans le penser, l’autre, le monde, l’immonde ? Eux contre nous, encore ?! Si le développement de soi c’est sortir du rang des assassins, et se dorer la pilule dans le grand sommeil des éveillées, loin des toiles d’araignées et hors de l’illusion générique du mental binaire, tandis que les espèces crèvent et souffrent, cela n’est pas tolérable, n’est pas intégral. La spiritualité ne fait pas le poids, la révolution extérieure ne le fait pas non plus, rien ne saurait assumer le pire, si ce n’est l’insondé et l’impensable de nous. Je suis tout autre nous cri la mutation.

L’humain n’aura jamais eu lieu autrement que dans le mensonge d’un songe qui s’ignore tel. Le rêve d’exister devient insupportable tant il ne peut pas être porté, tant c’est effarant. Encore faut-il être sensible et animé d’une exigence considérable. Il faudra bien le lâcher un jour ou l’autre, ce désir de vivre, cet attachement fallacieux à l’existence, voir en face notre mensonge, ce sommeil fait de chair et de sang, nous le faisons bien toutes les nuits, pour ceux qui arrivent à se reposer quand les fenêtres sont fermées et les lumières éteintes. Autre chose se joue derrière les paravents de la presse trop pressée de mal informer, miroir du subconscient, planté à faire de vous un être mental bientôt fait de métal. La face de l’autre c’est le divin dans la vie, et l’ignorance veut nous masquer cela, ta face bien-aimée, ce qu’il reste de toi quand tu as perdu la face : l’espace.

Le moi pensant se projette à tout vent, et il n’y a personne pour habiter la terre, sinon comment laisserions-nous faire l’affreuse extinction du vivant ? Serions-nous complices à force d’espoir et de lendemains, à force de penser le mal par l’instrument du mal : le mental aux abois ? Tel est l’amer constat. Nous ne savons rien faire d’autre que nous autodétruire en pensant que c’est la faute des autres. Ni victime, ni bourreau. Le mental ment et ne fait que ça, à tâtons. C’est rude de voir cela sans fuir, pourtant nous sommes forcés par la force de l’évolution, sommation de se réveiller du sommeil des non vivants. Y a-t-il une vie avant la mort ? Voyez les informations du pire chaque jour martelées, et pour enfoncer le clou, nous en redemandons à la télé sans vision. Ils ont déjà en archives vidéo la musique finale du dernier jour de l’humanité, trompettes, circulez. La plupart seront devant leurs écrans de fumée quand la planète brûle. C’est en ce moment. Le cri de la terre alerte les sphères. Sois l’œil et la force de vérité au centre du cyclone.

Qu’il serait bon de voir le présentateur du JT s’effondrer en larmes d’annoncer tant d’horreurs, mais il préfère rester la marionnette du pouvoir pour son salaire de la peur, et c’est nous qui le payons de notre attention journalière. Débranche tout nous chantait France. Le virus c’est la peur, et elle s’attrape, comme la joie. Aux âmes citoyens. Oui, pleurer. Loin des illusions aimables du bien être ensemble, du bien être personnel, quand l’effondrement est là immédiatement à Wuhan, à Paris, à Bangkok, sur Mars ou sur la face cachée de la lune, nous sommes l’espace des possibles alors pourquoi tout cela ? De la guerre des boutons à la guerre des mutants, nous y sommes, le film se déroule sur l’écran noir de nos nuits blanches. Sortons de la salle de projection, nous n’avons de toute manière plus le choix d’aller ou non au cinéma, signe des temps. Fini les projections, autrement dit fini les humains, organismes projectifs. Nous sommes bons à rien en tant qu’humains, il faut en finir n’est-ce pas ? Je ne veux plus être complice. Oser regarder l’abîme sans tomber dedans. Etre l’irradiation du silence ouvert, même en tremblant. Aux cœurs vaillants.

Quand d’éminents êtres dit spirituels nous invitent à nous faire vacciner en masse et obéir aux gouvernementeurs, parce que tout le monde il est beau il est gentil, c’est que même la voie de désidentification au mental et au vital humain est en fait la spiritoilité des morts vivants, collés à la toile, à mettre dans les archives du presque vrai mais encore bien faux, l’espèce mentale en somme, figée dans la toile, ne voit rien, ne comprend rien, et tue, de peur de voir qu’elle n’a jamais vraiment vécue. « L’espèce humaine est une espèce de transition. » Je me souviens du futur, il n’est pas comme je pensais. Nous n’y sommes pas nombreux, car les nombres aussi s’effondrent dans l’apocalypse, il n’y a jamais eu d’autres. Seul-e l’indivisible, l’insécable, par-delà l’un et le tout, par-delà la non-dualité toujours duelle. Il faut savoir souffrir pour s’ouvrir. L’amour c’est aussi savoir souffrir, car seule l’amour peut aimer la souffrance, et la révéler d’un tout autre sens que celui du pire, encore faut-il le traverser. Les dieux pleurent aussi, de voir comme nous ne lâchons rien. L’épreuve du feu pour tous, l’initiation d’une planète on la sent passer. Humain, tu vas sentir quelque chose plutôt que rien. Mais tu ne sais pas souffrir consciemment, nul le peut, il faut mourir à la mort, et c’est très concret, ce n’est pas une abstraction philosophique, c’est un ressenti sans personne, une crise. L’heure de la maturité oui. Par-delà le bien et le mal, Autre Chose.

Au cœur de la souffrance, l’intense, protégé par le dragon de nos peurs ancestrales. Voyage vers le sans-issue. Voyage sans retour possible. Nous n’aurons pas le temps de nous dire au revoir. Rien que toi dans le silence intersidéral des sidérations. L’appel du fond des âges t’implore. Pleurer n’est plus une émotion, c’est le cri de l’abîme en soi, désemparé. Des millions dans les rues à pleurer, cela ne se fait pas. Car les technocrates ne connaissent pas cela, ils ont la religion du plus fort, et s’effondrer en larmes de tant d’horreurs, c’est être sensible, c’est le cœur de l’affaire. J’entends des hommes en colères et des femmes en détresse. La voie des larmes vous ouvre les bras, laisse-toi t’effondrer sans chercher à te relever, reste-là. Reste chez toi, la perle improbable n’attend plus que toi pour venir se fondre à toi, au creux de toi, l’appel sans âges et sans images, loin des mots de la tribu, le baume pour tous les maux, ce qui ne peut t’être dérobé, et qui te déborde. Le silence sans face parle au cœur de tout. Rien de vrai ne peut mourir. Qu’est le vrai de toi au fond ? Larmes chaudes, nos ailes de braises, vulnérables, nous fait fondre en appel. Devant une neige, un être de beauté de haute taille regarde les humains et demande aux alentours : seulement savent-ils souffrir ?


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Cette page, mise en ligne le 08-11-2020, a été consultée par 82 visiteurs